Affichage des articles dont le libellé est mixité sociale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mixité sociale. Afficher tous les articles

De la ségrégation à la mixité sociale dans les écoles



B. Delvaux (UCL) a étudié les ségrégations résidentielle et scolaire à Bruxelles. Il en ressort que 60 % des enfants sont scolarisés en dehors de leur quartier. 





Capitale de l’Europe, troisième région la plus riche d’Europe et premier bassin d’emploi du pays, Bruxelles n’en demeure pas moins confrontée à de lourds défis socio-économiques : le taux de chômage oscille autour des 20 %; 1 Bruxellois sur 4 vit sous le seuil de pauvreté; l’essor démographique y est important; et 46 % des bébés bruxellois naissent d’une mère non-belge. Conséquence ? "La ségrégation est particulièrement forte à Bruxelles", constate Bernard Delvaux, professeur et chercheur à l’Institute of Analysis of Change in Contemporary and Historical Societies de l’UCL. Or, cette situation n’est pas sans impact sur le secteur scolaire. 




Paolo Freire

Mixité sociale à l’école, une affaire de famille ?


En mélangeant les élèves de divers milieux, les élèves en difficultés pro­gressent plus vite, sans pour autant que les « bons » pro­gressent moins. C’est le cas dans des pays comme la Finlande, où la mixité sociale est grande. En outre, une société ne se consti­tue pas en iso­lant les indi­vi­dus dans des ghet­tos en fonc­tion de leurs reve­nus et de leur sta­tut. Il existe un avan­tage cultu­rel à ce que les enfants des dif­fé­rentes caté­go­ries sociales puissent se retrou­ver ensemble. La recon­nais­sance de l’altérité, plu­tôt que le déve­lop­pe­ment d’une cer­taine peur de l’autre est indéniablement un atout.

Les familles défavorisées ont le souci de l’éducation de leurs enfants et de l’école. Toutefois, ce qui les dessert la plupart du temps c’est qu’elles n’ont pas un rapport stratégique à l’école, contrairement aux familles favorisées.. Radio France a traité cette question sur les ondes. 

Pour écouter l’émission, clique ICI

PAROLES ET REPRÉSENTATIONS D'ADOLESCENTS ISSUS D'ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES CONTRASTÉS


Le sociologue Hugues Delforge (ULB) a consacré une étude sur la crise de l’institution scolaire. Pour ce faire, il est parti de la parole des élèves et de leurs expériences de l’école.
Les adolescents ont été enquêtés par entretiens individuels et collectifs dans trois établissements bruxellois contrastés. La recherche confirme une segmentation sociale précoce, opérée et légitimée par l’institution scolaire (même si elle n’en est pas le seul acteur) qui participe à la reproduction des logiques de stratification sociale. Les élèves viennent y chercher des réseaux de sociabilité et redéfinissent l’expérience scolaire comme un passage contraint allant de soi : l’institution école est à la fois incontournable dans la trajectoire de vie de la majorité des individus et contournée, tordue, réappropriée, malmenée, parce qu’au quotidien elle fonctionne à contre-courant des attentes individuelles des élèves, des parents et des enseignants. Pour télécharger cette étude, cliquez ICI

Ecole : l’égalité passe par la mixité sociale



Les détracteurs des décrets inscriptions successifs ont réussi à faire croire que les problèmes d’inscriptions sont nés avec le décret du même nom. Il ne s’agit ni plus ni moins d’un exploit mais aussi d’une imposture ! Tant, et ce depuis des années, la problématique des inscriptions scolaires recèle de lourdes injustices, des pratiques discriminatoires et arbitraires, qui annihilent la mixité sociale au sein de l’école et font de notre enseignement un des plus inégalitaires qui soit.   

En effet, pour beaucoup d’étudiants issus de familles modestes, de milieu populaire, le parcours des inscriptions scolaires est semé d’embûches, de vexations et d’humiliations. Aujourd’hui, cette humiliation s’est encore approfondie, du sentiment que cette réalité n’interpelle personne. Tout se passe comme si certains élèves étaient condamnés à être surnuméraires au sein même du système scolaire. Existe-il donc un destin qui réserve à certains« l’excellence » et à d’autres « les écoles poubelles» ?

Pisa 2009 confirme les recommandations associatives pour l’école de la réussite

Les résultats de la dernière enquête Pisa indiquent donc une amélioration notable des performances de nos jeunes en matière de lecture et de compréhension, bien que du côté des maths et surtout des sciences les résultats demeurent particulièrement médiocres.


Autre bémol, et pas des moindres : les performances des élèves redoublants. On constate, en effet, que les pays qui ont maintenu le redoublement n’enregistrent aucun progrès via ce système, bien au contraire. Il est donc impératif de mettre une fois pour toutes un terme à ce système ruineux et inefficace (en mettant notamment en œuvre de la remédiation immédiate).

La mixité sociale est-elle soluble dans l'école ?

Débat: La mixité sociale est-elle soluble dans l'école? from En Ligne Directe on Vimeo.

Ecole de la réussite : défis et perspectives

Intervention pour l'anniversaire des 800 ans du CPAS de Bruxelles (2/12/2010)

Intervenants : Chantal Massaer (Directrice à Infor Jeunes Laeken) et Eric Bruggeman (Responsable permanence juridique à Infor Jeunes Laeken)

Chantal Massaer :
« Les détracteurs des décrets inscriptions successifs ont réussi à faire croire que les problèmes d’inscriptions sont nés avec lesdits décrets. Il ne s’agit ni plus ni moins d’un exploit mais aussi d’une imposture, tant, et ce depuis des années, la problématique des inscriptions recèle de lourdes injustices, des pratiques discriminatoires et arbitraires.

Mixité scolaire : pas de "faut pas" Madame la Ministre !



Un sondage mené par le Secrétariat général de l’enseignement catholique (Segec) sur les effets du décret inscriptions dans le premier degré du secondaire (LE SOIR 16/11/2010), tire la conclusion que 95% des directeurs d’écoles (NB :du réseau libre catholique uniquement !) ont le « sentiment » que l’objectif de mixité social n’est pas atteint !
En écho à ces déclarations, la Ministre de l’enseignement obligatoire, M-D Simonet s’est contentée de rétorquer que « la mixité pour les écoles est une possibilité, pas une obligation ».

Mixité, on a tous a y gagné

Les trois décrets ont fait couler beaucoup d’encre, et suscité des interpellations diverses relayées par les médias, qui, selon nous, ne contribuent pas à réaffirmer suffisamment les vrais enjeux des décrets en question. Il nous semble pourtant que cela devrait être le rôle et la mission d’un organe de presse – surtout lorsque celui-ci relève du service public – d’expliciter auprès du grand public la portée et les enjeux de telles mesures.